Cloison végétale vivante séparant un espace de travail à Paris
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Cloison végétale : séparer sans cloisonner

Séparer un open space sans le fermer : cloison végétale vivante ou stabilisée, hauteurs, acoustique, flux de circulation. Le guide de conception.

1 août 20265 min

Un open space qui sonne creux, des réunions qu'on entend d'un bout à l'autre du plateau, et pourtant personne ne veut remonter des cloisons. La cloison végétale répond exactement à cette contradiction : elle sépare sans fermer. Depuis 2008, l'atelier VG.TAL3Design conçoit des séparations végétales sur-mesure, vivantes comme stabilisées, pour des bureaux, des hôtels et des restaurants. Voici comment elles se conçoivent réellement.

Ce qu'une cloison végétale change dans un open space

Une cloison pleine règle le bruit mais tue la lumière et le sentiment d'espace. Un simple mobilier bas ne règle rien du tout. La séparation végétale occupe le terrain intermédiaire : elle coupe les vues directes entre deux zones, absorbe une partie des réflexions sonores, et laisse passer la lumière naturelle. Le plateau reste lisible, mais chaque zone retrouve une limite.

C'est aussi un repère spatial. Dans un plateau ouvert, les gens s'orientent mal parce que rien ne borne les usages. Une cloison végétale placée au bon endroit signale sans panneau qu'on change de zone : ici on se concentre, là on échange.

Vivante ou stabilisée : le choix se fait sur l'usage, pas sur le goût

La question n'est pas esthétique. Une cloison vivante est un écosystème irrigué : elle pousse, améliore réellement la qualité de l'air et évolue avec les saisons. En contrepartie elle exige de la lumière, une irrigation automatique et une visite d'entretien régulière. Elle a sa place dans un atrium, un hall vitré ou un plateau bien exposé.

Une cloison stabilisée est composée de vrais végétaux préservés : ni eau, ni lumière, ni taille. Elle ne purifie pas l'air, il faut le dire clairement. Mais elle fonctionne là où le vivant échouerait, c'est-à-dire dans la majorité des plateaux de bureaux, souvent peu lumineux et sans arrivée d'eau.

VivanteStabilisée
EntretienVisite régulièreDépoussiérage 1 à 2×/an
Lumière requiseOui, naturelle ou horticoleAucune
Qualité de l'airAmélioration mesurableAucun effet
Tenue en intérieurIllimitée si entretenue8 à 10 ans
Épaisseur typePlus importante (substrat, irrigation)Réduite
Cloison végétale : vivante ou stabilisée
Mur végétal stabilisé dans un escalier de bureaux, Paris

Bureaux végétalisés, Paris

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La hauteur : la vraie décision de conception

C'est le paramètre que l'on sous-estime systématiquement. La hauteur détermine à la fois l'intimité obtenue et l'effet sur le plateau. Quatre repères utiles :

  • Jusqu'à 1,20 m : sépare visuellement une personne assise, laisse tout le monde debout se voir. Effet acoustique faible.
  • De 1,40 à 1,60 m : la hauteur la plus demandée. Une personne assise est isolée, une personne debout passe au-dessus. Bon compromis intimité et ouverture.
  • De 1,80 à 2,00 m : coupe la vue debout, l'effet acoustique devient réel. À réserver aux zones où l'on veut vraiment fermer.
  • Toute hauteur : ce n'est plus une cloison, c'est un mur. Il faut alors traiter la ventilation et l'éclairage de la zone créée.

Un plateau gagne presque toujours à mélanger deux hauteurs plutôt qu'à en imposer une seule partout. C'est ce qui évite l'effet labyrinthe.

L'acoustique : ce que le végétal absorbe vraiment

Le feuillage absorbe une partie des réflexions sonores, surtout dans les fréquences moyennes et hautes, celles de la voix. Une cloison végétale réduit donc le brouhaha et la réverbération. Elle ne fait pas barrage au son : deux personnes de part et d'autre continueront à s'entendre.

Autrement dit, le végétal traite le confort acoustique du plateau, pas la confidentialité. Si l'enjeu est de ne pas être entendu, il faut une cloison pleine ou une cabine. Un prestataire qui promet l'inverse vend mal. En revanche, sur un plateau qui fatigue ses occupants par son niveau sonore, l'effet est immédiat et se mesure.

Fresque végétale stabilisée sur-mesure dans des bureaux à Lille

Fresque végétale bureaux, Lille

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Structure, stabilité et flux de circulation

Une cloison végétale se pose de deux façons. Autoportante : une structure indépendante posée au sol, déplaçable, sans percement du bâti. C'est la solution en location, en copropriété ou quand l'aménagement doit rester réversible. Fixée : ancrée au sol ou au plafond, plus fine, plus stable, mais elle engage le bâti.

Dans les deux cas, l'étude commence par la circulation. Une séparation mal placée crée un détour que les gens contournent au bout de trois jours, et l'aménagement est raté. On dessine d'abord les flux, ensuite les cloisons. C'est le rôle du bureau de conception, et c'est ce qui distingue une cloison sur-mesure d'un produit sur étagère.

Mur végétal vivant à irrigation automatique dans un bureau à Lyon

Mur végétal de bureau, Lyon

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Où la cloison végétale fonctionne le mieux

En bureau, elle borne les zones de concentration et les espaces de réunion informelle. En restaurant, elle isole les tables sans casser le volume de la salle. En hôtel, elle sépare le lobby de l'espace petit-déjeuner tout en gardant l'effet d'entrée. En commerce, elle guide le parcours client. Le point commun : des lieux où fermer serait une faute, mais où ne rien faire l'est tout autant.

Questions fréquentes

Une cloison végétale isole-t-elle vraiment du bruit ?

Elle réduit la réverbération et le brouhaha, ce qui rend le plateau nettement moins fatigant. Elle ne bloque pas le son : deux personnes séparées par une cloison végétale s'entendent toujours. Pour de la confidentialité, il faut une cloison pleine.

Quelle hauteur choisir pour séparer un open space ?

De 1,40 à 1,60 m dans la grande majorité des cas : une personne assise est isolée, une personne debout garde la vue d'ensemble. On monte à 1,80 m ou 2,00 m seulement sur les zones que l'on veut réellement fermer.

Peut-on installer une cloison végétale sans percer ?

Oui, avec une structure autoportante posée au sol. Elle est déplaçable et n'engage pas le bâti, ce qui la rend adaptée aux locaux en location et aux aménagements évolutifs.

Une cloison stabilisée demande-t-elle de l'entretien ?

Un dépoussiérage léger une à deux fois par an suffit. Ni arrosage, ni lumière, ni taille. C'est ce qui la rend praticable sur un plateau sans arrivée d'eau.

Peut-on intégrer un logo dans une cloison végétale ?

Oui, par jeu de contrastes entre essences et nuances de feuillage. C'est une demande fréquente en hall d'accueil, où la séparation devient aussi un support d'identité visuelle.

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